| Star Hill Inn; Sapello, New-Mexico
Nous voilà de retour! Quel bonheur.
Avec les mêmes amis ,nous nous retrouvons au mois d'août pour un autre séjour. Nous avons loué cette fois un Newton de 22 pouces, un Celestron C-14 et un C-11. Même qu'une nuit nous avons pu louer l'observatoire équipé d'un télescope Ritchey-Chretien de 24 pouces. Après un petit cours d'utilisation, nous voici aux commandes de l'ordinateur dirigeant ce mastodonte. Affamé, nous avons observé quelques classiques, histoire de se régaler : M57, on voit bien que l'anneau n'est pas rond, et on distingue nettement une bande sombre dans l'anneau, M17 qui est de toute beauté, NGC 6543 une nébuleuse planétaire dans le Dragon d'un bleu superbe, M82 qui est incroyable, on voit très bien le bulbe centrale et la bande sombre transperçant la galaxie. Les planètes Jupiter et Saturne nous présentent beaucoup de détails sur le bord de leurs bandes. Enfin, nous avons fait une randonnée dans le Dragon, on a observé des objets qu'on aurait jamais osé mettre dans notre programme d'observation au Québec.
Pendant notre séjour, l'observation de la pluie des Perséïdes est au programme. Bien installés dans nos chaises sur la plate-forme d'observation, nous commençons notre décompte. Durant la nuit du 11 au 12 nous en estimons environ 80 à l'heure. Dans la nuit du 12 au 13, nous en répertorions plus de 100 à l'heure. Quel feu d'artifice, et en bonus, nous pouvons en voir quelques colorées : bleues, jaunes, et rouges.
National Radio Astronomy Observatory - Very Large Array (VLA); Soccorro, New-Mexico
De la route, on peut apercevoir les antennes se dressant dans une plaine. Lors de notre visite les antennes sont déployées à leur maximum,( à ce stade chaque bras formant le Y à 21 kilomètres de long) ce qui ne donne pas un spectacle aussi époustouflant que nous nous attendions. Chaque antenne qui fait 25 mètres de diamètre pèse 210 tonnes, elles se déplacent sur des rails grâce à une locomotive qui est impressionnante. C'est assez étonnant de se tenir au pied d'une de ces antennes, on entend toujours les moteurs qui font le suivi, détail auquel je n'avais jamais pensé. Pendant notre parcours des avions furtifs survolent régulièrement l'espace aérien car nous ne sommes pas très loin de la base militaire de White Sand.
Malheureusement pour nous, le centre des visiteurs se résume à une petite salle décorée de posters avec quelques notes explicatives. On ne peut avoir aucune information et si l'on veut des objets souvenirs, il faut laisser notre nom dans une boîte mise à cette effet, et il nous contacte plus tard… J'attends toujours une réponse.
Space Center; Alamogordo, New-Mexico
À quelques milles de la base militaire de White Sand, qui est aussi une piste d'atterrissage alternative pour la navette spatiale, Le Space center est un complexe regroupant un musée thématique The International Space Hall of Fame, The Clyde W. Tombaugh Space theater, un planétarium et un Memorial Garden.
Le musée, sur 4 étages, retrace l'histoire de l'aventure spatiale. L'aventure américaine y est abondamment détaillée, mais on y retrouve beaucoup de documentations et d'objets des autres pionniers dans ce domaine. La présence russes et européennes y trouve une place de choix mais on n'oublie pas les quelques incursions d'autres pays tel le Canada, le Japon etc. via leurs satellites.
C'est l'une des plus belles expositions interactives que j'ai visité. Beaucoup de parallèle sont établis par exemple entre les combinaisons, les bruits des moteurs au décollage, les gadgets techniques etc. De plus, on y décrit les retombés des missions tant scientifiques que techniques. On y présente tous les aspects sans chauvinisme. Exposition très visuelle et bien disposée car on ne rate rien.
À l'extérieur on a regroupé certaines pièces de collections : des moteurs, des satellites et la fameuse "Sonic Wind 1 Rocket Sled" cette fameuse chaise qui servait à tester les réactions à une accélération rapide.
Cela valait le détour.
Kitt Peak National Observatory, Tucson, Arizona
Nous voici rendu à la "mecque". De la route on peut apercevoir de petits points blancs sur la montagne et il ne faut pas trop de temps pour s'apercevoir qu'il s'agit des observatoires. En gravissant la montagne, nous pouvons voir de très beau aigle Golden Eagle, à cette altitude on contemple facilement leur ailes toutes dorées.
Arrivé au sommet, le chemin serpente parmi les observatoires, partout où notre regard se pose on voit des installations. D'en voir autant et si rapproché est assez étonnant. Notre visite commence par le centre touristique pour y apprendre que 2 visites guidées (différentes) sont offertes cette journée-là.
La première nous amène au McMath-Pierce Solar telescope plus précisément dans la salle de contrôle de ce dernier. Ce télescope gigantesque s'élève sur une tour de 100 pieds pour descendre jusqu'à 200 pieds sous la surface. Le premier miroir mesure 80 pouces de diamètre, la lumière solaire est alors reflété sur un miroir de 60 pouces puis sur un autre miroir plat de 48 pouces. La salle de contrôle qui est assez austère, comporte beaucoup d'ordinateurs quelques bureaux et une "table" où l'image du Soleil est reçue et observée. Plusieurs instruments peuvent se greffer au télescope afin d'observer dans une vaste gamme de longueur d'onde.
En attendant l'autre visite guidée on nous enjoint de parcourir les sentiers pour apercevoir de l'extérieur les différents observatoires et de se rendre jusqu'au Mayall de 4 mètres qui est en révision, mais dont on peut grimper les 4 étages pour voir le télescope d'une salle aménagée pour les visiteurs. La forme très caractéristique de la bâtisse se compose de structure polygonale ou repose un dôme de 500 tonnes. Le télescope repose sur un pilier s'élevant à 92 pieds du sol. En parcourant le corridor se rendant au télescope j'aperçois une fenêtre menant au rebord du dôme en m'approchant je réalise que pour attraper l'échelle il ne faut pas avoir peur car en plus d'être à bout de bras de la bâtisse elle surplombe un escarpement assez profond.
La dernière visite se déroule au 2.1 mètres, un gigantesque télescope coudé. La rencontre au Feed Tower se déroule dans une salle vitrée d'où on aperçoit dans la pénombre le télescope. Comme nous sommes dans une pièce fermée et assez petite, nous ne pouvons pas distinguer les détails de la monture ou du télescope ni les installations de la salle de contrôle.
La visite se termine car tous les visiteurs doivent quitter les lieux pour 4 heures afin que les professionnels commencent leur recherche. Nous n'avons pas été déçu de cette visite même que certain d'entre nous en ont profité pour relaxer… |